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Le directeur de l’administration pénitentiaire a démissionné vendredi soir. Une situation inédite, surtout à trois semaines d’une élection présidentielle.
Selon nos informations, Philippe Galli abrège un mandat (débuté le 19 septembre dernier) au motif que « les conditions de confiance et de respect ne sont plus réunies » entre le ministère (ministre et cabinet) et lui. Il faut bien peser ces mots de la part d’un serviteur de l’État depuis plus de trente ans, ayant connu plusieurs administrations, et que l’on ne peut a priori soupçonner d’irresponsabilité.
Ceci confirme spectaculairement une situation délétère dans la haute gouvernance de la pénitentiaire, que nous dénoncions pas plus tard que mardi dernier (notre communiqué AC !). Nous n’évoquions que notre propre administration, mais les autres directions du ministère de la Justice sont également touchées par un renouvellement accéléré de leurs cadres. Lire la suite: démission du DAP :

A C!


La commission administrative paritaire des directeurs des services pénitentiaires qui s’est tenue le 21 mars 2017 a délivré son lot de surprises.
Passons sur certaines décisions individuelles contrevenant aux solutions trouvées lors de la précédente CAP ou de la pré-CAP, qui témoignent de l’opacité dont peut faire parfois preuve l’administration.
La décision la plus spectaculaire est sans conteste la republication des postes du chef d’établissement et de son adjoint  de la maison d’arrêt de Paris-la-Santé. Il existait d’une part un nombre conséquent de candidat-e-s tout à fait aptes à ces deux fonctions. La DAP avait répondu d’autre part au SNDP que l’urgence était de pourvoir ces postes, le 21 mars étant déjà tardif et ne permettait pas de satisfaire notre requête de nommer le CE à la CAP du 21 mars puis l’ACE à celle du 08 juin (permettant au premier de pouvoir donner son avis sur le second). Mais voilà que soudainement l’administration veut se donner un délai supplémentaire de réflexion… De réflexion sur quoi? Sur qui? Mystère et boule de gomme.
Boule de dégomme peut-être, lorsque l’on voit comment sont gérées certaines situations individuelles à l’administration centrale (AC). Lire la suite : DAP-AC 28 mars 2017


L’annonce d’un nouveau programme immobilier liée à l’augmentation significative de la population pénale incarcérée et à la persistance d’une forte surpopulation en maison d’arrêt nécessite aujourd’hui plus encore qu’hier de nous interroger sur les missions de l’administration pénitentiaire. La volonté politique (reflet ou facteur de celle de l’opinion publique) d’incarcérer en plus grand nombre ne doit pas se faire au détriment d’une prévention de la récidive efficace dont les bases sont un ancrage important dans le territoire et une ouverture sur la société « civile ».
Les programmes immobiliers qui se sont succédé comme le développement important du milieu ouvert n’ont jamais permis de régler le problème de la surpopulation. La baisse des aménagements de peine met en évidence un certain échec des politiques pénales successives et la nécessité d’une inflexion significative pour atteindre les objectifs de l’encellulement individuel et de l’efficacité de la peine.
Dans ce cadre, le Syndicat National Des Directeurs Pénitentiaires réaffirme une vision de l’administration pénitentiaire qui n’est pas clivée entre ses SPIP et ses établissements, entre prise en charge en matière d’hébergement et de sécurité, et prise en charge en matière d’insertion et de prévention de la récidive. Cette vision se décline sur les questions immobilières, de prise en charge, de direction des services et de formation. Lire la suite :Livre Blanc pénitentiaire, contribution du SNDP


Face aux annonces politiques et aux missions accrues de l’administration pénitentiaire, le Syndicat National des Directeurs Pénitentiaires se doit d’attirer l’attention sur cette marche forcée qui répond à des commandes politiques ne tenant pas suffisamment compte des réalités du terrain.
La mission « Extractions Judiciaires », véritable « boulet » au pied de l’AP, n’est toujours pas dotée du nombre d’emplois correspondant à l’activité judiciaire. Cette situation, qui génère régulièrement des incidents incompréhensibles par les citoyens et les victimes, est d’ailleurs sourceAperçu de crispations entre les parquets généraux et les directions interrégionales, ainsi qu’entre la Direction de l’Administration Pénitentiaire et la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces.
Les recrutements massifs pourtant annoncés et la priorité donnée au pourvoi des postes des Pôles Régionaux d’Extractions Judiciaires (PREJ) ne rassurent pas les directeurs des services pénitentiaires qui voient les établissements toujours sous-dotés en personnels. Les DSP ne savent plus quoi répondre à leurs agents à qui ils imposent d’effectuer chaque année des centaines d’heures supplémentaires, en dehors du strict cadre du volontariat, afin d’assurer l’équité des rappels entre les agents et la pénibilité induite. Lire la suite : les-missions-du-surveillant-penitentiaire


La CAP DSP du 31 janvier ne devait pas avoir lieu. Elle a été décidée du fait que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a été démis de ses fonctions, et fut l’occasion de pourvoir quelques autres postes de chefs de grands établissements, et même un poste de « DSP en établissement », numéro 3 dans l’organigramme, preuve s’il en est qu’organiser depuis 2013 en février (cette année le 21 mars) une CAP réservée aux
seuls « numéros 1 et 2 » n’a aucun sens, et s’est d’ailleurs toujours révélé intenable.
Si nous saluons le retour dans l’administration pénitentiaire de Pascal Vion, les motifs pour lesquels son désormais prédécesseur à la DISP de Dijon a été démis de ses fonctions au 1er février, soit un mois avant la fin de son mandat (de trois ans renouvelé une fois)
demeurent toujours aussi flous.
Nous avons une fois encore dénoncé une telle méthode, irrespectueuse de la personne et insécurisante pour l’ensemble des personnels de direction de cette administration. Lire la suite : retour-sur-la-cap-du-31-janvier-2017


Après une première rencontre fin 2016 le Syndicat National des Directeurs Pénitentiaires-CFDT a revu le Directeur de l’Administration Pénitentiaire mardi 24 janvier 2017.
Monsieur GALLI nous a d’abord informés de la composition de la commission chargée par le Premier ministre du Livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire [laquelle comprendra 4 DSP et 3 DPIP sur 68 membres…] et du calendrier des principaux événements à venir côté DAP, plus particulièrement de la journée du 30 janvier réunissant tous chefs d’établissements pénitentiaires et directeurs fonctionnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation, sur le thème sensible du renseignement pénitentiaire.
Nous avons ainsi eu l’occasion d’évoquer la sécurité des établissements, sujet central au vu de l’actualité liée à la présence de 1400 détenus «radicalisés» dont 400 terroristes, qu’il va falloir disperser sur le territoire, leur concentration dans la région parisienne devenant excessive.
Il fut également question de la sécurité des SPIP, encore en jachère. nouvelle-rencontre-avec-le-dap


Le premier secrétaire du syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP, 45% aux élections professionnelles), Jean-Michel Dejenne, s’inquiète d’une « gestion autoritaire, voire arbitraire » de l’administration pénitentiaire dont les personnels de direction « font les frais » : en deux semaines, deux directeurs ont été limogés et ce, « sans discussions contradictoires ». Lien vers le site : Acteurs publics .com et article PDF : acteurs-publics-19dec2016