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Au vu du résultat catastrophique de la « réforme » des DPIP il n’est plus aujourd’hui de mise, pour le Syndicat National des Directeurs Pénitentiaires, de repartir dans des passes d’armes stériles sur le déroulement d’un comité technique ministériel où les voix seules de la CGT et de l’UFAP ont suffi à entraîner le désastre actuel.

Le SNDP, écarté des négociations, n’a pas réussi à faire reconnaître son point de vue.

Ni auprès de deux DAP successifs, différents mais semblables dans leur méconnaissance des DPIP dont ils sous-estimaient les responsabilités et les compétences ;

Ni auprès d’une intersyndicale pourtant mise en garde sur le risque d’abandon des intérêts des DPIP pour ceux des seuls CPIP ;

Ni même, et cela est plus que préoccupant du fait de notre affiliation à la CFDT en tant que syndicat national autonome et libre de sa parole, par le représentant CFDT au comité technique ministériel, pourtant informé de l’opposition du SNDP à la « réforme » et mis en garde contre les graves conséquences de ce vote.

Ce serait donc un faux procès que de tenter de nous faire aujourd’hui porter la responsabilité de la situation actuelle.

Le SNDP ne jette pas la pierre aux organisations syndicales qui, de bonne foi, ont cru pouvoir défendre les DPIP et porter leurs attentes légitimes dans une intersyndicale ou les intérêts de ce corps étaient, dès le départ, mis sur le même plan que des sujets tels la retraite des ASS et l’arrêt de la pré-affectation des CPIP. Lire la suite : DPIP, unité


La commission administrative paritaire a siégé un peu plus de cinq heures, essentiellement sous la présidence de Stéphane Bredin, directeur de l’administration pénitentiaire adjoint et par intérim, puis de Chloé Mirau, nouvelle sous-directrice des ressources humaines de la DAP. Les échanges furent courtois mais francs.
47 collègues ont été muté-e-s.
L’examen des postes la MA Paris-la-Santé a été reporté, tout comme l’examen du tableau d’avancement à la hors classe, et ce à la demande du SNDP, conformément à ce que nous avions écrit en fin de semaine précédente. L’examen du poste de CE CP Bourg-en-Bresse a été reporté à l’initiative de l’administration.
Pour la MA PLS, « l’un des chantiers les plus complexes d’Europe du groupe Vinci », M. Bredin a admis qu’il était indispensable de nommer d’abord un chef d’établissement, et que l’on ne pouvait plus attendre bien longtemps pour ce faire.
Pour le tableau d’avancement, le nombre de proposables est finalement passé de 194 à 35, nous a-t-il été annoncé en début de séance, sur décision de la Direction du Budget du Ministère des Finances, en contradiction avec la position du ministère de la Justice. Seuls les critères en vigueur sous l’ancien statut (ce tableau d’accès à la hors classe devant initialement être examiné en décembre 2016, alors que le nouveau statut date du 30 janvier 2017) seront retenus, sur un taux plafond de 31%. Ce taux étant un plafond, et la DAP ayant fait part de son intention de batailler pour compenser la réduction drastique du nombre de collègues proposables par une augmentation considérable (pour ne pas dire vertigineuse, d’où notre scepticisme) du taux de « pro/pro », les élu-e-s du Syndicat National des Directeurs Pénitentiaires ont estimé que le flou était trop important pour travailler sérieusement, et surtout respectueusement vis-à-vis collègues. Après d’intenses discussions, la DAP a fait droit à cette demande. Lire la suite :CAP 08 06 2017, compte rendu


Les préparatifs de la tardive CAP DSP du 08 juin (pire encore est celle des DPIP prévue le 21 juin) se déroulent en ce moment, plus ou moins laborieusement.
Quelques chiffres pour commencer :
Pour le tableau d’avancement: 194 DSP sont proposables pour passer hors classe, et 68 sont proposés.
Pour la mobilité: 151 postes sont proposés, dont 68 sont des PV et 83 des PSDV
95 DSP candidatent
Sur les 68 postes vacants 27 n’ont suscité aucune candidature. C’est le cas de 35 des 83 PSDV.
Sur les 44 postes proposés à l’administration centrale, 26 n’ont suscité aucune candidature de DSP.
Ainsi, nous savons d’ores et déjà que les services de l’administration centrale seront toujours sinistrés. Nos dirigeants semblent ne pas comprendre que l’instabilité de l’organigramme, la médiocrité des conditions d’accès et de travail, la perte de pouvoir d’achat inhérente, l’absence de réponse aux demandes d’entretien ou d’information sur les rémunérations, ainsi que l’atmosphère pesante qui règne au Millénaire empêchent de facto un nombre plus élevé de candidatures de DSP et de DPIP. Lire la suite : avant la CAP DSP du 08 juin 2017


La tenue de négociations sur la « filière » insertion et probation a-t-elle constitué la victoire arrachée de haute lutte annoncée?

La signature du relevé de conclusions, présentée initalement comme une victoire, n’est jamais apparue comme telle aux DPIP. Les ébauches de grilles mettent davantage en évidence une défaite historique, voire un abandon en rase campagne d’un corps qui verrait bientôt les agents qu’il encadre dotés de grilles indiciaires plus avantageuses que les siennes sur une partie significative de la carrière.
Inconcevable en soi, cette situation est largement aggravée par les heures supplémentaires invisibles réalisées par de nombreux DPIP pour permettre le fonctionnement de leur service. Point de paiement ou de récupération de ces heures pour ce corps professionnel manifestement méprisé et corvéable à merci.
Point non plus de rémunération pour les responsabilités de plus en plus lourdes des DPIP qui répondent aux exigences de plus en plus grandes de leur administration (participation au renseignement, mise en place des astreintes dans certaines DISP, etc…), dans un contexte de fortes attentes des agents placés sous leur autorité.

Les derniers éléments des deux mois d’une négociation expresse mettent en évidence que les DPIP, déjà lésés lors de la « réforme » de 2010, sont une fois de plus laissés pour compte. Lire la suite : Ecrit SNDP statut DPIP 25 avril 2017


Le directeur de l’administration pénitentiaire a démissionné vendredi soir. Une situation inédite, surtout à trois semaines d’une élection présidentielle.
Selon nos informations, Philippe Galli abrège un mandat (débuté le 19 septembre dernier) au motif que « les conditions de confiance et de respect ne sont plus réunies » entre le ministère (ministre et cabinet) et lui. Il faut bien peser ces mots de la part d’un serviteur de l’État depuis plus de trente ans, ayant connu plusieurs administrations, et que l’on ne peut a priori soupçonner d’irresponsabilité.
Ceci confirme spectaculairement une situation délétère dans la haute gouvernance de la pénitentiaire, que nous dénoncions pas plus tard que mardi dernier (notre communiqué AC !). Nous n’évoquions que notre propre administration, mais les autres directions du ministère de la Justice sont également touchées par un renouvellement accéléré de leurs cadres. Lire la suite: démission du DAP :

A C!


La commission administrative paritaire des directeurs des services pénitentiaires qui s’est tenue le 21 mars 2017 a délivré son lot de surprises.
Passons sur certaines décisions individuelles contrevenant aux solutions trouvées lors de la précédente CAP ou de la pré-CAP, qui témoignent de l’opacité dont peut faire parfois preuve l’administration.
La décision la plus spectaculaire est sans conteste la republication des postes du chef d’établissement et de son adjoint  de la maison d’arrêt de Paris-la-Santé. Il existait d’une part un nombre conséquent de candidat-e-s tout à fait aptes à ces deux fonctions. La DAP avait répondu d’autre part au SNDP que l’urgence était de pourvoir ces postes, le 21 mars étant déjà tardif et ne permettait pas de satisfaire notre requête de nommer le CE à la CAP du 21 mars puis l’ACE à celle du 08 juin (permettant au premier de pouvoir donner son avis sur le second). Mais voilà que soudainement l’administration veut se donner un délai supplémentaire de réflexion… De réflexion sur quoi? Sur qui? Mystère et boule de gomme.
Boule de dégomme peut-être, lorsque l’on voit comment sont gérées certaines situations individuelles à l’administration centrale (AC). Lire la suite : DAP-AC 28 mars 2017


L’annonce d’un nouveau programme immobilier liée à l’augmentation significative de la population pénale incarcérée et à la persistance d’une forte surpopulation en maison d’arrêt nécessite aujourd’hui plus encore qu’hier de nous interroger sur les missions de l’administration pénitentiaire. La volonté politique (reflet ou facteur de celle de l’opinion publique) d’incarcérer en plus grand nombre ne doit pas se faire au détriment d’une prévention de la récidive efficace dont les bases sont un ancrage important dans le territoire et une ouverture sur la société « civile ».
Les programmes immobiliers qui se sont succédé comme le développement important du milieu ouvert n’ont jamais permis de régler le problème de la surpopulation. La baisse des aménagements de peine met en évidence un certain échec des politiques pénales successives et la nécessité d’une inflexion significative pour atteindre les objectifs de l’encellulement individuel et de l’efficacité de la peine.
Dans ce cadre, le Syndicat National Des Directeurs Pénitentiaires réaffirme une vision de l’administration pénitentiaire qui n’est pas clivée entre ses SPIP et ses établissements, entre prise en charge en matière d’hébergement et de sécurité, et prise en charge en matière d’insertion et de prévention de la récidive. Cette vision se décline sur les questions immobilières, de prise en charge, de direction des services et de formation. Lire la suite :Livre Blanc pénitentiaire, contribution du SNDP